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Dans les griffes de la Ligue de Jean d'Aillon

Publié initialement aux éditions Flammarion en 2013, Dans les griffes de la Ligue de Jean d'Aillon est réédité en format poche aux éditions J'ai Lu.

1er août 1589 : Henri III est poignardé par le moine Jacques Clément. Mais un doute s'installe chez Olivier Hauteville : le visage de l'assassin ne ressemble guère à celui du Clément qu'il a connu. Qu'est-il arrivé ? Y a-t-il eu substitution ? Si oui, qui a tué Henri III ? Et où se cache le meurtrier ?Henri IV et ses proches doivent à tout prix savoir.

Toujours aussi efficace avec son style unique, Jean d'Aillon nous plonge cette fois ci dans la France du 16ème siècle et ses tensions religieuses. Bien romancé, bien documenté et historiquement juste, Dans les griffes de la Ligue est une réussite.

Benjamin

 

Informations :

 

Editeur : J'ai Lu L'avis d'Actualité littéraire
Genre : Recits A propos de Jean d'Aillon 
Année : 2014 Voir un extrait  
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Extrait

 

Ce soir-là arriva à Saint-Cloud une jeune fille de seize ans, accompagnée de son écuyer et de deux hommes d'armes. Tous quatre venaient de Coeuvres, en Picardie, non loin de Compiègne, où se dressait le château familial de celle qui se nommait Gabrielle d'Estrées. Son père, Antoine d'Estrées, était issu d'une branche bâtarde et légitimée des Bourbons. Bon capitaine, chevalier du Saint-Esprit et lieutenant de Picardie, il s'était placé au service du roi après que celui-ci eut fui Paris, à la suite de la journée des Barricades.
Lors de ce voyage, survenu un an avant notre histoire, il avait présenté sa fille Gabrielle à la Cour. Elle y avait rencontré Roger de Saint-Lary, baron de Bellegarde, dont elle était devenue la maîtresse.
Confident et favori du souverain, Bellegarde avait été introduit à la cour très jeune par son cousin, le duc d'Épernon, afin de contrecarrer l'influence du duc de Joyeuse. A vingt-six ans, grand coureur de jupons, Bellegarde organisait les débauches du roi, ayant même fait venir une fois quarante femmes pour Sa Majesté. Après la mort de Joyeuse à Coutras, son ascension avait été fulgurante, devenant Premier gentilhomme de la Chambre, puis Grand écuyer.
Mais Bellegarde n'était pas seulement le compagnon de débauche du roi. Sous une apparence futile et un physique séduisant, il possédait un caractère bien trempé, ayant fait partie de ceux qui avaient frappé le duc de Guise à Blois. Courageux sans être cruel, insolent mais jamais querelleur, hardi en restant réfléchi, chevaleresque dépourvu d'imprudence, Bellegarde apparaissait donc comme un gentilhomme accompli. La jeune Gabrielle ne pouvait que succomber à ses charmes. Un amour qu'il lui rendait, partageant tout de même la jeune fille avec d'autres femmes de la Cour.
Quant à ceux qui s'étonneraient de la précocité de Gabrielle dans les relations amoureuses, précisons qu'elle avait été à bonne école. N'avait-elle pas à peine dix ans quand sa mère avait abandonné le château familial pour rejoindre son amant, le marquis d'Allègre ? D'ailleurs, bien avant ce départ, Françoise d'Estrées était réputée pour sa vie scandaleuse et le nombre de ses galants parmi lesquels on avait compté Ronsard et du Gast, l'un des plus belliqueux mignons du roi. Quant à sa soeur Mme de Sourdis, la tante de Gabrielle donc, elle menait une vie encore plus désordonnée, laissant derrière elle nombre de petits bâtards.
Ces deux femmes faisaient cependant profiter famille et mari des faveurs de leurs amants. Gabrielle avait donc vite compris quel rôle elle pouvait jouer. D'origine royale bien que bâtarde, d'une beauté éclatante, avec des yeux bleus, une épaisse chevelure blonde, un front haut, un teint de neige, une bouche mutine, un corps splendide et une gorge petite mais bien taillée, elle se savait prédestinée au plus noble destin.

 

A propos de Jean d'Aillon

 

Dans les griffes de la Ligue de Jean d'Aillon

Jean d'Aillon,né en 1948 et vit à Aix-en-Provence, roule dans une Smart électrique et vit dans une maison éclairée par des panneaux photovoltaïques.
Docteur d'Etat en sciences économiques, il a fait une grande partie de sa carrière à l'Université en tant qu'enseignant en histoire économique et en macroéconomie, puis dans l'administration des Finances. Responsable durant plusieurs années de projets de recherche en économie, en statistique et en intelligence artificielle au sein de la Commission Européenne, il a démissionné de l'administration des Finances en 2007 pour se consacrer à l'écriture.
Il publie des romans policiers historiques chez Flammarion, Presses de la Cité, J.C Lattès, Le Masque, J'ai Lu, Le Livre de Poche ainsi que chez France Loisirs et Le Grand Livre du Mois. Ses romans sont traduits en tchèque, russe et espagnol.
Il a reçu en 2011 le Grand prix littéraire de Provence pour l'ensemble de son œuvre.
Ses principaux personnages sont Louis Fronsac, qui enquête sous la régence d'Anne d'Autriche, Guilhem d'Ussel, un chevalier troubadour au XIIe siècle et Olivier Hauteville, à la fin des Guerres de religion.